Weather Winter : Future is here!

Le mois dernier, juste avant la trêve hivernale, on a eu la chance d’aller  se défouler au Weather Winter, qui se tenait au Paris Event Center. A l’époque, il faisait presque chaud et tout le monde avait oublié ce qu’était l’hiver. Maintenant que le froid est revenu et qu’on se gèle les miches dans la capitale, on en profite pour se replonger avec nostalgie dans nos souvenirs de cet événement mémorable.

Mockup  weather

Vendredi soir: Legend Takeover

Vendredi soir le grand Jeff Mills avait carte blanche toute la nuit pour célébrer les 25 ans de son label Axis, qu’il a fondé à New York au début des années 90.  7 heures complètes de wizardry pour montrer au jeune (très jeune?) public du Hangard A ce que représente la techno.

On a bien sûr eu le droit aux classiques comme The Bells, mais on a surtout eu le droit à un voyage spatio temporel dans un torrent de basses. Seul devant un écran géant sur lequel sont projetées des images futuristes, imagerie qui évoluera tout au long de son set pour s’adapter aux galaxies qu’il traverse, Jeff Mills contrôle avec une aisance incroyable la techno qu’il nous envoie, tel le pilote d’une horde de chevaux de l’espace qui galopent droit sur nous.

Alors qu’en festival il peut arriver de se retrouver à court de temps, programme à la main, se précipitant entre chaque scène pour ne pas rater tel ou tel artiste, commencer cette édition du Weather par un all night long a permit d’aborder la soirée avec une certaine sérénité. On danse quand on a envie, on fait une pause quand on a envie, en sachant qu’on retrouvera toujours Jeff Mills en train d’envoyer du lourd. Une sorte de boucle infinie.

Saturday Night : La relève est assurée

Avec des big players comme Lil’Louis, Kenny Dope, Marcel Dettmann, ou Oscar Mulero présents sur le line up du samedi soir, on ne pouvait que s’attendre à du haut niveau. C’est pourtant d’autres artistes qui nous ont poussés à venir de bonne heure du côté de La Villette, DJ Steaw qui passait en début de soirée, et particulièrement Mad Rey qui se produisait en live à minuit.

Arrivés sur les lieux, on sent une ambiance légèrement différente. Énormément de monde devant le festival, ça fout un peu les jetons. Après le périple jusqu’au hangar A, nous avons la bonne surprise de découvrir des dizaines de boules à facettes au plafond qui n’étaient pas là la veille. Il n’y a pas grand-chose de mieux que les boules à facettes donc on adore.

Pour avoir vu DJ Steaw à plusieurs reprises, on sait une chose : Le rennais ne déçoit jamais. Et encore cette fois c’est le cas. Pure Quality House Music.

Vient ensuite le tour de Mad Rey. Bien que ce ne soit pas non plus la première fois que l’on le voit jouer, il a le don de faire évoluer son live à chaque fois, et c’est de mieux en mieux ! Une vraie claque. On est fans ! Vraisemblablement l’ensemble du public l’est aussi. Le roi fou s’autorise même à jouer avec la foule en augmentant dangereusement le bpm vers la fin de son set. Tout le monde s’éclate, y compris lui et ses potes sur scène, et ça fait plaisir à voir.

Après ça, on sait qu’on ne verra pas mieux, mais il reste de quoi se faire plaisir.

Toujours dans le hangar A, Mr Ties prend le relais, et nous livre un set superbe et varié, avec notamment un edit du tube de Space, Magic Flight qui nous renvoie dans le cosmos.

Au bout d’un moment on se dit qu’il manque quelque chose, mais quoi ? Le Camion Bazar bien sûr ! On se dirige donc vers le village de vacances au fond du festival en faisant un stop dans le Hangar B, où a lieu le live tant attendu de Voices from the Lake.

On s’attendait à quelque chose d’assez lent, mystique, et un peu psyché, mais c’était finalement un live de techno assez percutante qui avait lieu. Après quelques pas de danse un peu veneres, on continue notre chemin pour aller décompresser un peu du côté des food trucks et du Camion Bazar.

On se laisse presque tenter par des moules frites, mais on va finalement découvrir l’OFNI, où on trouve une belle bande de lurons qui se sont sacrément chauffés pour la déco, et une bonne ambiance générale.

Suite à cette pause rafraichissante on retourne se jeter dans le Hangar A, où papa Kenny Dope nous passe quelques classiques qui donnent le sourire. C’est ensuite l’heure de rentrer se coucher, le temps de faire l’erreur fatale d’acheter un sandwich de viande crue devant le festival.

Un bon weekend au Weather Festival somme toute ! On remercie chaleureusement toute l’équipe, et on a hâte d’être à la prochaine édition, pour laquelle encore une fois, on l’espère, vous pourrez Grabber vos places sur SoundGrabber.

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